parasite cannibale

 

Avant toute chose, je conseille chaleureusement à tous ceux qui ferment les yeux pendant les films d’épouvante de ne pas aller plus loin. Pour ceux que cela fait rire, suivez-moi.

Voici donc 5 parasites aux méthodes de survie agressives:

 

LE FILAIRE DE MÉDINE ou VER DE GUINÉE 

parasite cannibale

 

Le Filaire de Médine (Dracunculus medinensis) est un ver rond filiforme d’Afrique. Le mâle mesure entre 2 et 3 cm alors que la femelle atteint environ 1 mètre une fois arrivée à maturité. Ce parasite appartient à la famille des nématodes. Seule la femelle peut parasiter les mammifères (dont l’homme qui l’ingère en buvant une eau contenant des cyclops infestés de vers de filaire) en tant qu’hôte définitif ainsi qu’un cyclops (petit crustacé) comme hôte intermédiaire.

Lorsqu’un homme ingère un ver de filaire, ce dernier attend d’être dans l’estomac pour migrer vers le tissu sous-cutané. Il va y rester plusieurs mois avant de percer la peau afin de libérer de nouvelles larves lorsque l’hôte se trouvera dans l’eau. Ces larves infesteront à leur tour un hôte intermédiaire (le cyclops) qui infesteront à nouveau un hôte définitif. Lorsque son travail est fini, la femelle ressort de son hôte par cette même ouverture en se tortillant.

Chez l’homme, elle est responsable de la dracunculose (filariose).

Pour extraire le ver, il faut l’extirper par la plaie grâce à des tractions journalières. Il est nécessaire d’y aller progressivement, d’abord parce qu’il s’agit d’un animal de près d’un mètre et ensuite parce qu’il existe un risque de « rompre » l’animal et de provoquer différentes infections et réactions inflammatoires.

 

LE CANDIRU ou VANDELLIA

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Candiru est un poisson d’Amazonie parasitaire et nécrophage. Il en existe 12 espèces. Il est également appelé poisson vampire du Brésil. Ce surnom lui vient du fait qu’il se nourrit du sang et de la chair de sa victime. Sa technique consiste à se loger dans les branchies d’un poisson plus gros que lui et de déployer des piques qui lui permettent de s’accrocher pour se nourrir .

Les candirus sont particulièrement craints des populations locales, car ils peuvent également infester l’homme. Il peut arriver qu’un candiru confonde et qu’il entre dans le pénis d’un homme se baignant. Le candiru est agile et remonte jusque dans l’urètre où il jouera le même refrain que s’il était dans les branchies d’un poisson. Le (ou les ) candiru restera logé dans son hôte tant qu’il y trouvera à manger et que personne ne vient l’en faire sortir.

 

 

Toutefois, ces expériences douloureuses sont rares et accidentelles. Les candirus attaquent généralement des poissons plus gros comme le poisson-chat.

Il peuvent néanmoins dépecer un cadavre en quelques minutes.

 

 

 

CYMOTHOA EXIGUA

parasite cannibale

 

Cymothoa exigua est un crustacé parasite de la famille des Cymothoidae découvert au large de la Californie. Il mesure en moyenne 3 à 4 cm. Sa technique diffère légèrement de celle du candiru. Pour infester son hôte ( le vivaneau rose), le Cymothoa exigua pénètre dans les branchies de l’animal et vient se loger sur sa langue en y plantant les griffes de ses pattes antérieures. Le Cymothoa exigua se met alors à pomper le sang de la langue. Plus il pompe, plus il grossit et plus il grossit, plus le flux sanguin irriguant la langue du poisson-hôte diminue. Cette dernière finit par s’atrofier et le Cymothoa exigua n’a plus qu’à se substituer à la langue en se fixant sur les fibres musculaires du moignon restant.

 

 

Il semblerait qu’une fois sa langue atrofiée, le vivaneau rose ne souffre plus de la présence du Cymothoa exigua. Il semblerait également qu’une fois installé, ce dernier se mette à se nourrir aussi de mucus.

En tout cas, ce n’est pas la nourriture ingérée par le vivaneau rose qui intéresse le Cymothoa exigua. Il est un cas unique de parasitisme menant au remplacement d’un organe et de son rôle. 

 

LEUCOCHLORIDIUM PARADOXUM

ou PLATYHELMINTHE

 

parasite cannibale

Leucochloridium paradoxum est un parasite utilisant les gastéropodes comme hôtes intermédiaires. Ce parasite est ingéré par les escargotsà l’état larvaire et circule dans l’organisme jusqu’au tube digestif où il commence à se développer. Il remonte ensuite jusque dans les tentacules de l’escargot devenues brillantes et colorées et se met à gonfler. Puis il se met à tortiller, imitant le mouvement d’un ver vigoureux afin d’attirer l’attention d’oiseaux. Infesté, l’escargot ne perçoit plus la lumière. Ne parvenant plus à se repérer, il ne sait se cacher et devient une proie facile.

Quand l’escargot se fera gobé par un oiseau, il finira dans son tube digestif, d’où se libèreront les parasites. Puis ils pondront des oeufs qui seront éjectés avec les déjectionsde l’oiseau. Ces mêmes déjections feront le repas d’un gastéropode.

 

 

OPHIOCORDYCEPS SINENSIS

ou CHAMPIGNON CHENILLE

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Les Ophiocordyceps sinensis sont des champignons ascomycètes faisant partie de la famille des cordycipitacées. Ils sont les parasites de lépidoptères (papillons). Les lépidoptères ingèrent Ophiocordyceps sinensis lors de sa recherche de nourriture. En peu de temps le poison fait effet et le lépidoptère meurt. 

Ophiocordyceps sinensis envahit alors le corps de son hôte en le momifiant. Puis elle commence à pousser, sortant progressivement du crâne de l’insecte. Une fois à maturité, elle contaminera à nouveau un papillon et le cycle continuera. Ophiocordyceps sinensis ne mesure pas plus de 10 cm et se trouve en altitude, dans les hauteurs tibétaines.

 

 

 

Sources: Wikipédia – BotanyiAnimalXenmateVilliardRhamphotheca – Forumfuturamascience – Gamers – Lesaviezvous – afkra – Scienextra – NationalGeographic